Un développement inégal du secteur de l’hospitalisation à domicile en France
(10 août 2009)
Article rédigé par Florence Thesmar
Selon une étude qui vient d’être publiée par la DREES, seulement 164 structures exercent en France une activité d’hospitalisation à domicile (HAD), mode de prise en charge constituant une alternative à l’hospitalisation complète, pour une capacité d’accueil de près de 6700 places.
Ayant vu le jour il y a plus de 50 ans au sein l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris, l’HAD peine toutefois à se développer et reste une offre de soins marginale au sein du paysage hospitalier, et ce en dépit des mesures favorables des pouvoirs publics depuis ces dernières années.
Elle est assurée en grande partie par le secteur privé non lucratif qui détenait, en 2006, 65 % des places et réalisait 60 % des séjours.
L’HAD se caractérise par une répartition géographique très inégale ; elle se concentre en effet dans les zones urbaines et se trouve être insuffisante, voire inexistante dans les régions les plus reculées.
L’Ile de France représente à elle seule un tiers de la capacité d’accueil globale, alors même qu’un département sur cinq est dépourvu de structures.
Parmi les principaux modes de prise en charge rencontrés, figurent les soins palliatifs, les soins techniques de cancérologie et ceux liés à la périnatalité.
(Vous pouvez télécharger ci-dessous l’étude de la DREES dans son intégralité)
Etude DREES sur l'HAD en France en 2006.
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